ITS

Par­lons franche­ment : La peur d’être jugé et rejeté empêche les gens de par­ler des ITS.

Mais cela n’empêche pas qu’on les transmette.

C’est ici où tu pour­ras tout appren­dre sur les ITS, des symp­tômes au traite­ment, aux méth­odes de prévention.

ITS 

On attrape des infec­tions, comme un rhume ou la grippe, tout le temps. On les attrape habituelle­ment par un con­tact occa­sion­nel avec les amis, des mem­bres de la famille ou les gens au tra­vail. Les infec­tions trans­mis­es par un con­tact sex­uel s’appellent des « infec­tions trans­mis­es sex­uelle­ment » ou ITS.

Autre­fois, on appelait les infec­tions trans­mis­es sex­uelle­ment des mal­adies trans­mis­es sex­uelle­ment (MTS). Le nom a été changé parce que quand on a une mal­adie, il y a tou­jours des symp­tômes (des change­ments qu’on remar­que dans son corps), tan­dis que quand on a une infec­tion, on n’a pas néces­saire­ment de symp­tômes. Et les ITS n’ont sou­vent pas de symptômes.

Le fait est que n’importe qui peut attrap­er une ITS, mais les jeunes de 15 à 24 ans représen­tent le groupe de per­son­nes chez qui le taux des ITS aug­mente le plus rapi­de­ment. On né sait pas en regar­dant une per­son­ne si elle a une ITS et il est plus facile qu’on le pense d’en trans­met­tre une. Cer­taines ITS sont trans­mis­es par le trans­fert de liq­uides (le sang, le sperme, les liq­uides vagin­aux) qui a lieu pen­dant une activ­ité sex­uelle et d’autres sont trans­mis­es tout sim­ple­ment en touchant la région infectée.

On peut guérir de la majorité des ITS et on peut recevoir des traite­ments pour alléger les symp­tômes de toutes les ITS.

Prévenir les ITS 

Nous prenons tous des risques. C’est à cha­cun de nous de décider quel genre de risques nous voulons pren­dre. Si tu décides que tu veux des rela­tions sex­uelles, il est pos­si­ble de don­ner une ITS à l’autre per­son­ne ou d’en attrap­er une. Si tu as des rela­tions sex­uelles « plus pro­tégées », tu peux réduire les prob­a­bil­ités d’attraper ou de don­ner une ITS.

Si tu es sex­uelle­ment act­if ou active, la meilleure façon d’éviter de propager une infec­tion est de met­tre une espèce d’obstacle entre toi et ton ou ta parte­naire. Pour te pro­téger, tu peux utilis­er un con­dom mas­culin, un con­dom féminin ou une digue den­taire. (Con­sulte la page Les con­doms pour obtenir plus d’information.)

Avant de com­mencer une nou­velle rela­tion sex­uelle, toi et ton ou ta parte­naire devriez vous faire tester pour dépis­ter une ITS. Puisqu’une ITS né cause pas tou­jours de symp­tômes, toi ou ton ou ta parte­naire pour­riez porter une infec­tion d’une rela­tion antérieure sans le savoir. Pour obtenir plus d’information sur les tests de dépistage, con­sulte la page Se faire tester.

Finale­ment, si tu con­nais ton ou ta parte­naire et son passé sex­uel avant d’avoir des rela­tions sex­uelles, tu auras une idée générale des risques que tu pren­dras si tu con­sens à une activ­ité sex­uelle. Tu peux aus­si par­ler avec ton ou ta parte­naire des façons d’avoir une rela­tion sex­uelle sans risqué de trans­met­tre une infection.

Les ITS fréquentes et leurs symptômes 

Pour en appren­dre davan­tage sur des ITS spé­ci­fiques, clique sur un des liens ci-dessous pour lire l’information.

Les ITS bac­téri­ennes peu­vent être traitées avec des antibi­o­tiques. Toute­fois, si elles né sont pas traitées, cer­taines ITS bac­téri­ennes peu­vent causer une mal­adie grave qui s’appelle la mal­adie inflam­ma­toire pelvi­enne (MIP), une infec­tion grave et à long terme de l’utérus, des trompes de Fal­lope et/​ou des ovaires, qui peut causer l’infertilité (l’incapacité de devenir enceinte). Au Cana­da, 75 % des MIP ont lieu chez les per­son­nes de 25 ans ou moins.

Les ITS virales né peu­vent pas être traitées avec des médica­ments. Les médica­ments peu­vent seule­ment ralen­tir leur pro­gres­sion. Une infec­tion virale peut être tuée par le sys­tème immu­ni­taire du corps (p. ex., cer­tains cas d’hépatite) ou elles peu­vent con­tin­uer à vivre dans le corps (p. ex., l’herpès). Une immunisation/​piqûre peut prévenir cer­taines ITS virales (p. ex., l’hépatite B, le VPH).

Les ITS par­a­sitaires sont de petits organ­ismes qui peu­vent être tués avec des médica­ments antiparasites.

Les ITS fongiques peu­vent être traitées avec des médica­ments antifongiques.

Se faire tester 

Il n’y a rien de mal à te faire tester ou à deman­der à ton ou ta parte­naire de se faire tester. Puisque les ITS sont dif­fi­ciles à dépis­ter, tu pour­rais penser que tu n’en as pas alors que tu en as peut-être une. Un test peut pro­téger ton ou ta parte­naire con­tre une ITS et te faire tester et traiter tôt peut aus­si aug­menter les prob­a­bil­ités de t’en débarrasser.

Pour obtenir de l’information sur les tests, con­sulte la page Se faire tester.

Que devrais-je faire si j’ai une ITS

De nom­breuses per­son­nes ressen­tent de la gêne, de la honte ou de la cul­pa­bil­ité quand elles appren­nent qu’elles ont une ITS. Le terme « trans­mise sex­uelle­ment » peut met­tre les gens mal à l’aise et faire en sorte qu’il soit dif­fi­cile d’en par­ler. Les humains sont des êtres sex­uels et les infec­tions trans­mis­es sex­uelle­ment ressem­blent de plusieurs façons aux autres infec­tions : on les attrape par un con­tact avec d’autres personnes.

Si tu as reçu un diag­nos­tic pour une ITS, les étapes à suiv­re dépen­dront de l’infection (des infec­tions) que tu as. Clique sur le nom d’une ITS spé­ci­fique (ci-dessus) pour obtenir plus d’information sur les traitements.

Si tu aimerais con­naître les his­toires d’autres per­son­nes qui ont reçu le diag­nos­tic d’une ITS, tu peux lire ce livret bilingue et gra­tu­it : STIg­ma zine. Un organ­isme pour les jeunes, À deux mains, a demandé aux gens de racon­ter leurs his­toires. Tu peux appren­dre com­ment les autres ont fait face à ce prob­lème, com­ment ils pren­nent soin de leur corps et com­ment ils ont fait pour en par­ler avec leurs parte­naires. Si tu veux d’autres con­seils sur la façon d’en par­ler avec ton ou ta parte­naire, tu peux aus­si lire ce dépli­ant local : Trans­met­tez vos résul­tats… Et non votre ITS.